Petite histoire de la rose

petite histoire de la rose

Une origine très ancienne

A l’origine, il y avait la rose sauvage, fleur simple de 5 pétales seulement, avec de nombreuses étamines.  

Elle poussait, il y a des milliers d’années, sur différents continents de l’hémisphère Nord: de l’Asie à l’Amérique en passant par l’Europe…. La Chine, un de ses berceaux de naissance, concentrerait presqu’une centaine des quelques 150 espèces du genre Rosa, dénombrées à l’état naturel.

Les roses ont été cultivées très tôt, dans ses deux régions de naissance, chacune développant des variétés propres.

Les Chinois la cultivaient il y  déjà 5000 ans, développant très tôt des techniques de greffage élaborés ainsi que de nouvelles espèces et l’intégrant dans leur pharmacopée. Certains spécimens fleurissaient du printemps à l’automne (appelés « remontants »), ou comprenaient des variétés avec des pétales doux comme de la soie, et des formes délicates.

La Perse se spécialisait dans la production d’huile essentielle. La rose de Damas, à fleur double, exhale en effet un parfum extraordinaire.

Les fresques romaines, crétoises, les vestiges de Pompéi témoignent également de l’engouement que cette fleur suscitait à leurs époques (fabrication d’huile de rose ou usage ornemental). Les Romains importaient ainsi quantités de Rosa gallica officinalis d’Egypte pour satisfaire leurs besoins.

Développement

© Marie-Catherine Phanekham
© Marie Catherine Phanekham

Prisée pour sa beauté et son parfum, et surtout ses vertus médicinales, la rose a voyagé au gré des explorations, des conquêtes et du commerce.

Au 13è siècle, les croisées ont rapportés en Europe et en France, la Rosa gallica officinalis (Rose des Apothicaires devenue l’emblème de Provins) et la Rose de Damas, du proche Orient.

La première sera cultivée principalement pour ces vertus médicinales.

La deuxième (avec sa variété « quatre-saisons») est à l’origine des premiers rosiers remontants en France, avec une floraison courant de mai à octobre, contrairement aux espèces connues qui ne présentaient jusqu’alors qu’une seule floraison. Rosa damascena sera (et reste encore aujourd’hui) l’une des deux principales variétés utilisées par les parfumeurs de renom.

Au fil des siècles et de l’importation de nouvelles espèces, se sont rajoutés des spécimens hybrides, issues de la pollinisation croisée naturelle (spontanée), ou dirigée par l’homme :

Au 18e siècle, l’Europe découvre les variétés chinoises grâce à l’essor du commerce avec l’Asie. Les anglais et les hollandais notamment, introduisent les premiers plants rosa chinensis.

Ces espèces s’implantent également aux Etats –Unis et à La Réunion où apparait la rose bourbon,  hybride spontanée d’une rosa chinensis et d’une rose de Damas quatre-saisons.

L’Impératrice Joséphine, passionnée par les roses, fera venir des plants d’Angleterre pour compléter sa collection de la Malmaison: la mode des roses (et roses chinoises) était lancée en France.

L’engouement pour les « jardins anglais », plus naturels, favorisera au 19e siècle le développement de la rose et la recherche de nouvelles formes, nouvelles teintes etc.

Les roses « modernes »

1867 marque la naissance de la rose moderne : création de « La France » par Jean-Baptiste Guillot, premier buisson « hybride de thé », à grandes fleurs, remontant, avec une floraison dont on peut profiter de mi-avril aux premières gelées.

Depuis les « cultivars » n’ont cessés de se créer…

Les roses modernes privilégiant parfois la tenue de la fleur et de la tige au détriment des parfums et des insectes : certaine fleur coupée résiste 10 jours dans un vase, mais… n’a pas d’odeur… D’autres variétés ont développé des pétales multiples par transformation de leurs étamines : et ils ne restent qu’une maigre pitance pour l’abeille attirée par son odeur.

Les « roses anglaises » crées par David Austin relancent la tendance des roses anciennes, parfumées et aux allures plus sauvages.

voilà! https://www.youtube.com/watch?v=2ICFtXx546A