Elements botanique

Le genre Rosa appartient à la vaste famille des Rosaceae, qui inclut les pommiers, les muriers etc.

Elements botanique
Bouquet de roses orangées © Marie-Catherine Phanekham
 

La fleur

Selon son nombre de pétales, elle est dite simple (5 pétales pour les roses sauvages comme l’églantine, semi-double (deux rangées de fleurs simple), double (plus de 20 pétales) ou pleine.

Les pétales sont la source essentielle du parfum perçu par l’homme. Leurs couleurs attractives contribuent à attirer les insectes de loin.

marie-catherine Phanekham Rose double fleur
Rose double fleur© Marie Catherine Phanekham

Les sépales verts sont au nombre de 5 : ils protègent la fleur avant son ouverture.

Au cœur de la fleur ses organes de reproduction :

Les étamines (organe mâle): nombreuses, couleur jaune dorée, portent un  pollen prisé par de nombreux insectes utiles comme les abeilles. Elles sont très visibles sur les roses sauvages.

Le pistil (organe femelle) est composé de plusieurs carpelles, cachés dans le réceptacle de la fleur. La partie renflée du carpelle, qui contient l’ovaire, se trouve à la base. L’extrémité des carpelles, rassemblés en un groupe de stigmates collants bien visible au centre de la rose (en vert pâle sur la photo), recueille le pollen qui fécondera la plante.

Feuilles

Elles sont composées d’un nombre impair de  folioles dentelés, quel que soit l’espèce. Certaines ont un parfum. Elles sont le plus souvent caduques.

Marie-Catherine Phanekham rose renversante
Rose “renversante…” ©Marie-Catherine Phanekham

Fruit

Une fois fécondée, la fleur perd progressivement ses pétales et ses étamines. Le réceptacle se transforme en un faux fruit charnu, appelé cynorhodon, à l’intérieur duquel se trouvent les multiples graines poilus- les akènes (dits « poil à gratter »). Sa couleur  est le plus souvent  pourpre ou orangée, mais, tout comme sa forme plus ou moins ovale, elle varie selon l’espèce.

Epines

En réalité ce sont des  « aiguillons » ou piquants. Une épine, en effet, est faite de la même composition ligneuse que la branche. A l’inverse,  les aiguillons d’une rose, sont des excroissances de l’écorce, qui peuvent s’enlèver facilement, sans la blesser.

Ils lui servent à se protéger des ruminants et autres herbivores et l’aident aussi à se défendre des excès de température (froid ou chaud). Une rose avec des piquants aura souvent une tige avec plus de tenue, pour s’élever vers la lumière ou résister au vent.

Les aiguillons peuvent être grands ou petits et nombreux. Certaines variétés de plantes (notamment les cultivées) sont « inermes » c’est-à-dire sans épine.

Evolution

Des évolutions naturelles, spontanées ont transformées au fil du temps certaines caractéristiques des rosiers: c’est une mutation qui est responsable du caractère remontant (floraison multiple). La multiplication des pétales seraient également un accident de l’évolution.

L’homme a tiré partie des différents hybrides et espèces naturels pour développer et cultiver de très nombreuses variétés de rose :

  • création de nouvelles formes avec des fleurs doubles ou pleines (et multiplication des pétales provenant d’étamines transformés),
  • à caractère remontant, parfois inermes,
  • avec une recherche de nouvelles couleurs

Structure d’une rose

Pour une vue globale, ci-dessous la jolie illustration d’une “Rosa canina”
par le Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé© – 1885, Gera, Germany dans Flora von Deutschland, é–sterreich und der Schweiz

Source: https://roseraie.valdemarne.fr/description-botanique

1 : Bouton
2 : Pétale
3 : Coupe transversale avec étamines, sépales, réceptacle, pédoncule (ou pédicelle)
4 : Stigmates recouvrant l’orifice du réceptacle
5 : Carpelle avec au sommet, stigmate, puis le style puis l’ovaire recouvert de poils calicinaux
6 : Graine
7 : Ovaire coupé en long avec vue sur l’ovule
A : Tige pourvue d’aiguillons
B : Cynorrhodons


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